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Lundi 27 février 2006

Cette demeure fut certainement à la fin du XIeme siècle qu'un simple mais imposant (sept mètres sur sept à l'extérieur, quatre sur quatre à l'intérieur) donjon carrée fait de mur de moellons de pierres, épais de un mètre et demi a sa base, haut de largement quinze mètres reparti en quatre niveaux. Le donjon devait certainement être couronné en son sommet d’un chemin de ronde possédant une vue panoramique sur les lieux alentours. Il devait servir de tour de guet, de demeure seigneurial, et de poste de garde il était placé stratégiquement aux frontières du Forez, du Roannais & du Lyonnais. Ce donjon possédait comme seule entrée une porte cintré au premier étage avec une réserve au dessous sans porte ni fenêtre. Les seules ouvertures devait être des latrines sur corbeau au deuxième étage et trois petites fenêtres s'agrandissant au fil des étages, très petite au premier un peu plus grande au deuxième et encore un peu plus ouverte au troisième étage.

 

 

Plus tard, certainement au XV-XVIeme, une enceinte complète fut érigée autour du vieux donjon. Cette enceinte devait posséder de gros mur d’environ 1.20 m et faire plusieurs centaines de mètres entrecoupé de plusieurs tours rondes ainsi qu’un gros corps de logis principal autour d’une « haute » cour et certainement une basse cour si on se réfère aux us et coutumes de ce temps la. En plus du donjon, il ne reste de cette période qu'une tour d'angle laisse par les seigneurs du lieu comme témoin de leur lignée.

 

 

 

Au XVIIeme siècle les us et coutume ayant changé, les méthode de guerre aussi la forteresse se civilisa un peu, quelques grandes fenêtres et portes entourées de « pierre jaune du Roannais » furent ouverte sur la cour intérieure. Le donjon fut percé de nombreuses portes et de quelques fenêtres. Il fut rehaussé d'environ quatre mètres et couvert, ce qui amène le faîtage de sa toiture a quatre pans à environ vingt deux mètres du sol. Le corps de logis passe à plusieurs centaines de mètres carres sur deux niveaux plus les combles. Il y a trois mètres et demi sous les plafonds à la française. Le château possède certainement de nombreuses dépendances, la tour circulaire gagne une toiture et perd certainement quelques mètres de hauteur devenue inutile elle perd aussi son rez-de-chaussée transformé en four a pain et cheminée.

 

 

 

Entre le XVIIIeme et le XIXeme le château perd certainement les derniers vestiges ses fortification, et se transforme peu à peu en corps de ferme, les dépendances restantes sont transformées en étable, grange, poulailler. Il doit simplement rester la tour ronde, d’angle de sept mètres de diamètre extérieur, le vieux donjon fissuré, le logis principal et quelques dépendances mutilées….

 

 

 

Depuis le XIXeme le château devenu ferme est de plus en plus démantelé aménagé, martyrisé et adapté a son nouvel usage agricole. Puis à la Fin du XXeme les derniers propriétaires laisse cette demeure à l’abandon complet et elle se délabre de plus en plus…

 

 

 

Jusqu’en 2004…

 

 

 

 

 

 

 

Par Isabelle Fontimpe - Publié dans : chateau-espinasse
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Lundi 27 février 2006

Merci  à :

Marie, Blandine, Cécile, Frédéric, Judicaël, Fabien,  Eline, Martine, Laurent, Catherine, Mr Dupuis, Manu, Jean, Serge, Anny, Jean Elie, Josiane, Anabelle, Emmanuelle, David, Lucas Vincent, Stéphanie, Jean Grange, Mme Goutaillier, Mr & Mme Fontimpe, Mr & Mme Garnier, Vérane, Laurent Vermorel, Denis, Gibus, Vincent, Lisa, Lucas, La famille Gouille, Hélène Calais, Marie Grange, Laurine, Jean-Marc, Névée, Brocéliande, Monseigneur, Noire, Grise, Youm....

A tous les habitants de Saint Cyr de Valorges qui nous ont aidé.

A tous les visiteurs des animations organisés au château et bien sur à tous les membres de l'association....

Merci aussi aux chouettes effraies de la tour qui nous chassent efficacement les souris.

.

J'espere que nous n'en avons pas oubliés....

Et merci aux entreprises suivante pour leurs travaux & conseils :

Charpente Fontimpe (Pour la charpente et les conseils), Digitalis (pour les tilleuls), Maconnerie Fontimpe (Pour la maconnerie et les conseils), Menuiserie Boinon, VMF (Pour le prix « Partir »), La Fondation du patrimoine, Le Conseil général, Microflex.

Par Isabelle Fontimpe - Publié dans : chateau-espinasse
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Lundi 27 février 2006

Texte de Mr Fouillant

 

Erigé en un coin sauvage où abondait l’aubépine (spina : d’où son nom Espinasse), et camouflé à la sortie Nord du village dans le pli du Val qui descend du Pin Bouchain, le château projette son solide donjon carré à une vingtaine de mètres au-dessus des bâtiments. Une tour d’angle circulaire, des soubassements d’une largeur démesurée, des encadrements de portes moulurés, un linteau lancéolé… sont les vestiges de l’antique édifice.

Les Thélis[1] en sont les premiers seigneurs connus. Issus du fief du même nom situé à Fourneaux, ils ont essaimé aux confins de ce territoire où les Sires de Beaujeu ont implanté face à l’envahissante hégémonie des Comtes de Forez, un solide rempart de maisons fortes et châteaux : la Collonge, Gauthier, Joux, La Noierie, l’Espinasse,j Ressis, St Colombe, la Coyetière, l’Aubépin, Coppiers, Vareille, Sarron, Croizet, Pesselay, la Verpillère, Montgallant, Lay, La Forest, Le Pinay, Maroille, Ronffin… L’un des plus anciens, Durand de Thélis, vers 1020, abandonne ses droits sur une verchère près de l’église de Salt-en-Donzy contre une indemnité de 5 sols versée par Girin seigneur du lieu… P.F.N. – 872). En 1192, Aymon de Thélis et son neveu, autre Aymon, sont otages du seigneur de Beaujeu envers l’abbaye de Cluny. En 1198, Guillaume de Thélis témoigne pour Jocerand de Lavieu (P.F.N. – 873).

En 1234, Hugues de Thélis figure parmi les six chevaliers fidèles et présents aux côtés d’Humbert V de Beaujeu, cautionnant en 1234 son alliance avec Guy IV de Forez et témoignant en 1260 à la confirmation des Franchises de Villefranche.

 

D’autres Thélis sont d’église : Guichard en 1275 est doyen du chaîpitre de Beaujeu. A la même date, Bernard est prieur du très important couvent de St Irénée à Lyon. Girard est prieur de Tarare en 1282 et Thomas prieur de Chirassimont en 1289. Héliet prieure de Leigneu atteste en 1292 le paiement d’une rente de seigle due par son couvent. Aymon chanoine de St Just à Lyon lègue après son décès en 1302 aux églises de St Cyr de Valorges, Ste Colomge, Chirassimont, (dépendance de St Irénée à Bussières en 1308… Marguerite prieure de Leigneu en 1325… Pierre aumônier de l’Ile Barbe en 1331 (P.F.N. – 873).

 

*****

Cl. Le laboureur donne GUICHARD DE THELIS (I), chevalier, comme premier seigneur de l’Espinasse :

 

 « Il testa le samedi après la Purification en l’an 1331. Sa femme s’appeloit Mabile, qui estoit morte devant luy. Le notaire qui a receu le testament de son mary a oublié son nom de famille mais j’apprens que celuy de Philippe de la Coste, Damoiseau, qu’elle estoit  sa sœur. Voicy comme il en parle : A madame Mabile ma sœur, femme de Messire  Guichard de L’Espinaci, vingt-cinq livres viennois de bonne monnoye. Cet acte est de l’an 1309. Mabile de la Coste fut donc femme de Guichard de Thélis des seigneurs de l’Espinace, ancienne , ancienne terre de cette maison…. » (L.L.M. – 582). 

 

*****

 

 Avec Jean de Thelis (II), successeur de Guichard, nous entrons plus avant dans l’histoire de la Maison de St Cyr-de-Valorges.

 

 Adoubé Chevalier en 1341, il avoue en 1356 son fief de Lespinasse à Guichard de Beaujeu. Les charges qu’il assume sont de la plus haute importance. On le retrouve comme témoin du règlement  de succession et de douaire de la Dame de Beaujeu et figure parmi les hommes d’armes d’Antoine de Beaujeu dont il est curateur en 1359 et exécuteur testamentaire en 1374.

 

 On le voit encore présent à une transaction entre sa mère et tutrice Jeanne de Châteauvillan, soeur de Hugues de Talaru d’une part, et Guichard de Beaujeu d’autre part, au sujet de droit de justice sur la terre du Fet (actuellement le Fay (à Saint-Cyr (H.T.M. – 428).

 

 « Jean de Thélis, sire de l’Espinasse » figure en 1369 parmi les 32 baillis de Beaujolais dont les noms ont été relevés entre 1426 et 1780.

 

 Il établit son testament en 1374 et téoigne encore en 1376 pour son parent Jean de Talaru archevêque de Lyon. Ce dernier, testant lui-même en 1292, le dit « son cousin » (P.F.N. – 875) ».

 

 DE LESPINASSE, bailli de Beaulolais

 

 Fascé d’argent et de gueules, de 8 pièces.

« Sans chimères et sans reproches »

*****

Son fils, autre Jean de Thélis  (III) chevalier dès 1372, cautionne Barthélemy Gayffier de St Just, père de Pinète.

 

 En 1395, il avoue  Edouard II de Beaujeu ses fiefs de Lespinasse à St Cyr et du Sou à Lacenas en Beaujolais. On connaît trois de ses frères : Etienhne, chanoine de Lyon puis de Chartyres meurt à Paris en 1396 ; Geoffroy, qui parraît au service du roi à Paris en 1398 ; Milon qui, du fait de sa mère est pourvu de Charnay ; devient seigneur de Chasselay pour l’archevêque Jean de Talaru, transige en 1390 avec le prieur de Tarare et se préente la même année comme tuteur de la Pinète de St Just (P.F.N. – 875).

*****

Un de ses neveux, autre Jean de Thélis (IV), puis un petit neveu (V), mêmement prénommé héritent de la seigneurie de St Cyr. Le dernier, marié avant 1393 à Agnès fille de Pons Vert et héritière de Valprivas (P.F.N. – 876), renouvelle en 1400 au Duc de Bourbon l’aveu de son fief de l’Espinasse. C’est encore un Jean, écuyer de la Duchesse Anne en 1415 et ardent combattant durant les guerres bourguinonnes qui prend la succession.

 

Nous sommes en pleine guerre de Cent Ans. Les troupes incontrôlées des grandes compagnies ; Malendrins et Tard-Venus sillonnent nos campagnes sans défense, avides de tueries et de rapides.

 

 En 1378, les délégués de l’archevêque de Lyon Jean de Talaru, visitant les paroisses d’Amplepuis notent « le sanctuaire est en bon état, si ce n’est que les Anglais incendièrent la maison de la cure… » Joux, Valsonne sont pillés… En 1396, St Marcel-de-Félines est investi par une forte bande de soudards. La centaine d’hommes qui gardent e château est exterminée et les bâtiments profondément mutilés.

 

 E, bordure de la route romaine, Chirassimont a été une proie  facile pour les hordes de passage. En juillet 1410, les casamontois rédigent une requête à leur seigneur Louis II Duc de Bourbon afin d’obtenir l’autorisation de fortifier leur village.

 

 Le Duc, sensible aux doléances de ses sujets, mandate Philibert de Cucurieu bailli de Beaujolais, assisté des notaires, André Adzolles, Huguenin de Félines et Antoine Blanchet. Ces derniers venus sur place convoquent 9 notables du coin parmi lesquels 3 habitants de St Cyr : « Barthelemy Chambon paroissien de Saint-Cire de Valorge, Guillaume de Sallemart seigneur de Ressis âgé de 25 ans, et Jehan de Thélis chevalier seigneur de l’Espinace ».

 

 

 

Ce dernier interrogé en premier commence par décliner son âge avec humour :

 

« … Premeremant, Messire Jehan de Teliz, chevalier, Seigneur de Lespinace, de bonne mémoire de 40 ans sauf le plus, ainsi comme il dit….               

 

… interrogué et examiné et et sr le contenu es dites lettres et supplication, dit et tesmoigne que tout le temps de sa memoyre, il a oy dire et tenir communémant et publiquement en la chastellerie de Lay et ou païs d’environ que le village de Cherassimont est a acoutumé estre de toute antiquité de la juridiction des religieux prieur et couvent de Saint-Yrenier ainsi que portent les Vans et limites anciennes dudit lieu et ce soubz l’aulte justice et souveraineté dudit monseigneur le duc, à cause de la baronnie de Beaujeulois. Dict aussi le qui parle quil a vehu au temps de sa juvence que ledit Vilaige de Cherassimont estait mieux peupléde la pyatié qu’il n’est à présent et scet bien, le qui parle, comme il dit, que avant le domaige des gens d’armes qui ont passé souventes fois par le dit lieu, il y avoit plusieurs gens de mestier et autres plus qu’il n’a  à pré »sent et tient, le qui parle, que par les grans logeys de gens d’armes qui ont vouventes fois logié audit lieu de Cherassimont, ycelui lieu est dépeuplé et que se il y avoit  aucune forteresse pour le retrait des ha itans d’icili lieu en temps de cours de gens d’armes, iceli lieu se porroit encore peupler et retrouner en meilleur estat  et condicion. Dit aussi le qui parle, que de fere forteresse audit lieu, il seroit le très grant prouffit des habitans d’iceli lieu et des marchés voysinaulx… Interrogué ledit tesmoing des distances des lieux et forteresses circonvoysins, dit que le lieu de Cherassimont est distant de la ville de Lay d’une grosse lieue et des autres forteresses des gentils hommes circonvoysins d’un quart de lieue ou environ. Dict aussi le qui parle, sur ce interroguez, que les douves dudit lieu de Cherassimont d’un cousté et d’autre sont diverses et en lieux recondus et couvers, tellement que gens d'’rmes y puent venir et vienent souventes fois au despen des habitants d’iceli lieu de Cherasimont dont maintes fois ilz ont esté grandemant domaigez, pour de qu’ilz ne pouvoient retraire eulx ne leurs biens pour le subit advenement des gens d’armes… »

 

Devant ces arguments convaincants, les cassamontois sont autorisés à fortifier leur église.

*****

Jean décède sans postérité. Un de ses trois oncles JOCERAND DE THELIS (IV) prend la suite et en 1459 avoue sa maison forte de l’Espinasse et ses 10 livres de rente en la paroisse se Saint-Cyr, à Pierre de Bourbon. Détail intéressant, il épouse successivement ses deux voisines : Catherine Fille de Jacques de Sainte-Colombe puis Aimée fille de Bertrand de Salamar.

 

En ces occasions, les fertivités sont grandes dans ces deux châteaux voisins. Les « histoires » racontéres par les aïeules de St Cyr à leurs petits enfants disaient encore, au début du siècle, ce qu’étaient les alliances entre les deux châtelains de leur village. Elles décrivaient, dans un langage simple et coloré, les oriflammes qui flottaient sur les tours, les cortèges et uniformes somptueux, les pauvres loqueteux et barbus attirés par l’événement pour bénéficier des largesses des seigneurs, les jeux organisés où chacun rivalisait d’adresse tels que les tirs à l’arc et à la fronde, les danses entraînées par les violes, flûtes et tambourins… et le fin de nos vignes d’alors réjoussant et ragaillardissant les invités…

 

Ce Jocerand de Thélis, écuyer du Sire de Beaujeu possède aussi le Château de Sou à Lancenas dont il rend hommage en 1475.

 

C’est sans doute lui qui est à l’origine d’une discorde avec son voisin et parent de Ressis. En 1483, le seigneur de Lespinasse (fait planter un pilier de justice dans un ténement de Fontimbert où il prétend avoir directe et juste haute, moyenne et basse « (A.L.D. – E2 – 27/15 – reçu de Jean Maria notaire officier et sujet dudit Sgr de Lespinasse).

 

Cette querelle s’éternisera plusieurs siècles durant 

 

*****

Le XVIe siècle comment avec   l’un des neveux de Jocerand : ANTOINE DE THELIS (VII), Seigneur de l’Espinasse depuis 1488, il avoue également ses fiefs du Sou et de Valprivas en 1506 à la duchesse Suzanne. Capitaine-Châtelin de Donzy en 1503 et 1506, il sert au ban de Beaujolais à raison de sa seigneurie de Saint-Cyr. Son mariage avec une cousine, Jeanne de Saint-Romain, lui apporte la seigneurie de Valorges à Neaux souvent confondue avec le Valorges de Saint-Cyr.

 

*****

 

 

 

Son fils LOUIS DE THELIS (VIII), passe quasiment inaperçu. En 1527 il s’accorde avec le seigneur de St Marcel de Félines au sujet des dîmes de St Jus-la Pendue. Il épouse à St Cyr, Jacqueline, fille de Claude de Salemard et de Charlotte de Sarron.

 

 

 

 

 

 

VIEILLE TOUR D’ANGLE QUI SUBSISTE DE NOS JOURS

 

Le 14 juin 1542, il reconnaît avoir reçu de Claude de Sallemard son beau-frère, la sommes de 3000 livres moyennant quoi il le tien quitte de tout droit, action, part, portion, légitime, succession et toute autre réalisation à laquelle il pourrait prétendre comme héritier de ladite Jacqueline de Sallemard, sa femme.

 

*****

 

Leur fils qui prend le nom de JEAN DE SAINT-ROMAIN (IX) et qui se dit « de Thélis Sgr de Lespinasse les Saint Sire de Valorges «  (L.L.M. – 586), va commettre un inexplicable homicide. Marié deux fois, il tue au cours d’une querelle l’aîné de ses fils issu du premier lit. Sa bru ayant recouru à la juridiction criminelle, il lui offre en réparation de lui verser 8000 écus d’or ou de lui céder l’Espinasse. 

 

*****

 

 

 

La descendante de son fils CHARLES (X) victime de ce drame, conserve le château de Saint-Cyr. Sa veuve, Perrine de Naoulx (Neaux) donne dénombrement de ses propriétés de Saint-Cyr le 19 juillet 1601. Son fils GEORGES de Thélis (XI) en hérite. Marié à Catherine de Malinvert, il cède le patrimoine à son rejeton PAUL mort sans descendance (XII).

 

 

 

 

Au milieu du XVIIIe siècle, le château passe à LOUIS THOME qui porte « d’azur à la tête et au col de cerf coupé d’or ». Sa femme, Marguerite Roland vivant au château de Peray à St-Symphorien-de-lay est qualifiée de « Dame de Saint-Cyr ».

 

 

*****

Le successeur, JEAN-ANTOINE THOME, écuyer, seigneur de St Cyr de Valorges et du Peray à St Symphorien-de-Lay, capitaine exempt des 100 Suisses de la Garde ordinaire du Roy, capitaine des chasses de Mgr le Duc d’Orléans, chevalier de St Louis épouse le 8 octobre 1771 Marie-Anne-Louise Punctis de la Tour fille de Louis-François-Marie écuyer et de Marie-Josèphe de Punctis de la Tour (S./L.C. >- 210°. Nous verrons plus loin qu’il a érigé la Croix Bourru en 1789.

 

*****

 

 

 

La famille Thomé est originaire de Suisse. On note en effet dans les registres de catholicité de St Symphorien –de-Lay :

 

« Pierrette fille naturelle et légitime de Louis Thomé seigneur de Sy Cire, nation Suisse et de Dame Marguereite Rolland ses père et mère née le 17e de septembre 1738 a esté baptisée le 19 par moy soubsigné commis par M. le curé. Son parrain a été M. Courtain de Neubourg écuyer et sa marraine Dame Pierrette Delafarge en présence des témoins : Pierre Lépinasse – Verrière – Courtin de Neubourg – Thomé de St Cire – Mitaud, chatelain – Lafarge… » (A.D.L. –3e/1).

THOME DE St-CYR, seigneur de  St Cyr-de-Valorges. 

 Louis Thomé « seigneur de St Cyre âgé  de 58 ans » est inhumé le 1er mai 1742 dans   l’église de St Symphorien.

D’azur, à la tête et au col de cerf  Coupé d’or.                                                                        

 

Plus loin on relève aussi le mariage de sa fille « Antoinette-Angélique Thomé fille de feu Louis Thomé écuyer à St Cire de Valorge » avec « Messire noble Georges de Punctis ». Ils reçoivent la bénédiction nuptiale de « moy Dominique Roland de la Platière chanoine de l’église collégiale et paroissiale de Notre Dame des Marest de Villefranche en Beaujollois et conseiller du Roy le 29e de juillet 1753 »… Ont signé les témoins ci-après : Marguerite Roland mère de l’épouse è Messire Louis-François Marie de Punctis de la Tour écuyer Sgr de Boëb, Lateour et- autres places – J. Baptiste de Punctis receveur général de la généralité de Moulins – Jean de Punctis chanoine de l’église collégiale et royale de Montbrison – de Lalanerye – Dolorey de St Cire – Mitaud – Thomé de Punctis…

 

On note encore sur le même document l’alliance de Pierretrte Thomé de St Cire (ci-dessus) avec Louis Marie Tricand de la Goutte fils de David Tricansn chevalier de St Louis, ancien gendarme de la garde du Roy et seigneur de la Goutte à Amplepuis.

 

 

 

 

L’ANTIQUE PORTE AU LINTEAU BLADONNE ET AU CADRE DE PIERRE DOREE MOULUREE (XVIe siècle)

 

 

Ce cette i,op, ,aosse,t trpos fommes dp,t m’i,e ; Henriette, épouse le Général-Baron JOSEPH PISTON à qui elle apporte le Château de Lespinasse.

 

 

 

 

Ce dernier né à Lyon le 30 septembre 1754, se distingue dans les armées impériales. Le 2 décembre 1805, sa conduite valeureuse le fait distinguer par Napoléon qui, sur le champ de bataille même, le nomme Général de Baron d’Empire. Ses armes sont « de gueules coupées au milieu de l’écu par une ligne s’azur surmontée de trois étoiles d’argent, un et deux, soutenue de deux chevrons d’or enlacés, l’un d’eux renversé ; au quartier des barons sortis de l’armée ».

 

ARMES DU GENERAL

BARON PISTON

 

Selon les documents : Télitz, Thélis, Télis.

 

 

 

Par Isabelle Fontimpe - Publié dans : histoire
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Lundi 27 février 2006

Château érigé du XIIeme au XVIIeme siècle sur un site ou poussait l’aubépine (spinna) d’ou son nom « château de l’Espinasse ». Il fut construit dans le but de contenir  l’avancée des comtes du Forez. Le premier seigneur connu (au environ de 1309) est le Chevalier Guichard de Thelis, seigneur de l’Espinasse. Le château passe au milieu du XVIIIeme siècle à la famille Thomé dans laquelle il reste jusqu’au tout début du XIXeme siècle ou par mariage il revient au Général-Baron Piston. Ses descendants le conserveront jusqu’en 2003.

 

 
Cour du chateau au debut du XXeme siècle :
 

 

 

La tour carrée

 La tour carrée qui domine l’ensemble du château date du XIème siècle  mesure 22m de haut. Elle est composée de cinq étages ou niche un couple de chouette effraie. A l’époque où elle fût bâtie on imagine autour les constructions en bois composées de remparts et d’habitations.

 Nos priorités sont de mettre à jour les ouvertures datant de sa construction et donnant sur le sud (premier et deuxième étage), nous souhaitons également faire suivre la toiture.

 
 Cour du chateau a la fin du XXeme siècle (2005) :
 
 

 

La partie habitation

 Composée de trois niveaux, cette partie daterait du XVIIème siècle. Elle a nécessité les premiers travaux, les murs avaient besoins d’êtres consolidés, d’où les tirants. Trois dalles encrées dans les murs on également été coulées. Nous avons tout de même réussi à préserver les plafonds « à la française ».

La toiture a été entièrement refaite, la charpente entièrement chevillée a été réalisé par Frédéric Fontimpe. Nous tenons a remercier au passage toutes les personnes bénévoles  ayant participées à la réfection de ce toit : démolisseurs, trieurs de tuiles, raboteurs, peintres, et couvreurs.

Un merci particulier à Denis Chazal pour son ardeur au travail  et le temps qu’il a consacré pour nous aidés malgré le froid et les baisses de moral.

La cage d’escalier 

Elle dessert la tour carrée et la partie habitation. Elle abrite un escalier de pierres numérotées et un escalier de bois devenu trop dangereux pour être gardé. Il sera remplacer début Février par un escalier en bois réaliser par Frédéric Fontimpe.

Merci à Fernando Vilela pour son travail lors de la réfection de la porte donnant accès à la grange et avoir fait don du linteau en pierre sculptée datant de l’époque la construction.

 

 

 
Tour ronde en hiver 2004 :
 

 

 

 

 

 La tour Ronde

 Elle date de la période XIV / XVème siècle !

Aujourd’hui sans toiture elle attend que les caisses se renflouent.

Par Isabelle Fontimpe - Publié dans : travaux
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Lundi 27 février 2006

zL’association de l’Espinasse a vu le jour en 2003. Son but premier étant la restauration du Château de l‘Espinasse à Saint Cyr de Valorges dans la Loire. Pour atteindre ses objectifs les membres de l’association organisent chaque année une fête médiévale.

 

 

 

En 2004 nous avons organisé le banquet de la saint Hermann ainsi que la première de la pièce des « Cocottes » ; un concert du Big band, en 2005 nous avons fêter la Saint Hermann...

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

          

Dans la taverne de la mé Radegonde ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Stella splandes in monte ut solis radium..."

 

 

 

  

 Dame Esclarmonde

 

 

 

 

La bonne aventure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Névée et Brocéliande

 

 

Par Isabelle Fontimpe - Publié dans : Photos
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